Monday, March 19, 2012

Le Somaliland, bientôt la fin

Certains d’entre vous souhaitent peut-être que je sois plus diligent, et que j’écrive mes entrées de blogue de façon beaucoup plus régulière. Comme je suis à la fois le témoin de mes propres aventures et l’auteur de ce blogue, il m’est très intéressant de réaliser à quel point mon compte-rendu pourra donner une image de mon quotidien complètement différente de la réalité, bien que j’essaie d’être le plus honnête et exhaustif possible. Si je vous avais écrit il y a cinq jours, je vous aurais longuement parlé de Dire Dawa, d’Harar, de l’Est de l’Éthiopie, de mes impressions après un mois dans le pays. Mais voilà, nous sommes le 19 mars et non le 14, et voilà tout ce que vous saurez de mon passage en Éthiopie orientale :

Dire Dawa : la deuxième ville du pays, vraiment ? J’ai vu des cimetières beaucoup plus animés. Quand je me suis renseigné auprès des deux opticiens de la ville pour trouver une bouteille de solution à verre de contact, j’ai eu droit à des regards pouvant servir d’illustration exemplaire au mot « incompréhension ». Ah oui, c’est vrai, je suis en Afrique.

Harar :

Cher Lonely Planet,

J’ai toujours reconnu ouvertement ton utilité et, bien souvent, la qualité de ton écriture, cependant je ne me suis jamais empêché de reconnaître tes faiblesses. J’apprécie ton ouverture à l’autre et ton enthousiasme, mais tu me sembles parfois tomber dans un excès qui mènera plusieurs de tes lecteurs vers une grande déception. « Harar, this gem of a city », où l’on se perd dans les méandres des ruelles enivrés par les effluves mystérieuses du café et de l’encens, par les couleurs chatoyantes des habits multicolores… pas tout à fait, non. J’ai trouvé la ville pauvre, sale, peu accueillante avec les étrangers, bruyante et pratiquement dépourvue de bâtiments ou de monuments dignes d’un véritable intérêt architectural ou historique. Je suis peut-être bien blasé, je le concède, en plus d’être épuisé, mais franchement, j’ai vu mieux.

Jijiga : Deux mots : un trou. Bon, d’accord, beaucoup d’exilés somalis très sympas, aussi.

***

Finalement, le passage au Somaliland. Passer une frontière dans le Tiers-Monde (oh pardon, dans les pays peut-être-un-jour-en-voie-de-développement) s’avère toujours un tantinet stressant, étant donné les innombrables lois et règlements farfelus dont le touriste moyen ne connaît pas l’existence. Par exemple, en Éthiopie, il est interdit de sortir du pays avec plus de 200 Birrs (environ 12$) en monnaie locale; certains officiers de police prétendent aussi qu’il est interdit de sortir plus qu’un montant x (à la discrétion dudit officier) de monnaie étrangère, ce qui fait qu’encore une fois je me suis retrouvé à cacher de l’argent dans mes bas pour en éviter la saisie plus ou moins légale.

La ville-frontière de Wajaale est semblable à toutes les villes-frontière du monde : sale, chaotique, sans charme, et avec une inquiétante proportion de ses habitants masculins sous l’influence de diverses substances, qui peuvent les rendre soit complètement inefficaces, soit un peu agressifs. Je me suis trouvé une voiture se rendant Hargeisa, la capitale du Somaliland, après quelques négociations, pour me retrouver avec une place de choix dans le coffre. Après trois heures d’attente pour remplir la voiture, période durant laquelle j’ai vainement tenté de me trouver une position pas trop inconfortable pour le voyage, nous sommes finalement partis à vive allure vers ma destination.

À chaque poste de contrôle sur la route vers Hargeisa, je me suis senti comme un immigrant illégal qui tente d’entrer au États-Unis. Vaut mieux ne pas me faire voir des policiers, qui prendraient un temps fou pour examiner mes papiers. Bien caché dans le coffre, certains ne m’ont pas remarqué, mais d’autres ont eu la brillante idée d’ouvrir la porte arrière de la voiture. Vous auriez dû voir la tête qu’ils faisaient quand ils découvraient un petit blanc tout souriant et tout recroquevillé dans le coffre du vieux station-wagon.

Arrivé à Hargeisa, je me suis trouvé un hôtel bien sympa; heureusement, car c’est probablement ce que la ville a de mieux à offrir en terme de divertissement. Il n’y a franchement rien à voir ni à faire ici, je vous le dis crûment. Une grande ville musulmane comme tant d’autre, qui n’a même plus pour me divertir de cicatrices de la guerre civile, c’est presque dommage. Et en plus, pas une goutte d’alcool, du moins pas de façon légale.

Il y a quelque chose de foncièrement hypocrite à interdire l’alcool de cette façon dans un pays, bien qu’il soit peuplé pratiquement entièrement de musulmans. Premièrement, ce n’est pas parce qu’on est né musulman qu’on adhère nécessairement à toute les prescriptions de l’Islam. Que les musulmans pratiquants s’abstiennent d’alcool, cela ne me dérange pas le moins du monde, mais je trouve quelque peu oppressant d’imposer la sobriété de force à toute la population d’un pays. Deuxièmement, ici comme en Éthiopie de l’Est, le chat (cette très douce drogue similaire à la feuille de coca, qu’on appelle qat au Yémen) est littéralement omniprésent. Je peux dire sans exagération que j’estime à 80% la proportion de passants masculins que je croise qui mâche du chat ou en a mâché dans les heures précédentes. Stone, le monde est stone, même en Somalie. Bien que le chat n’ait qu’un effet très modéré, il semble que sa consommation ininterrompue pendant plusieurs heures (voire plusieurs jours) puisse procurer un certain high. Je me dois aussi de remarquer que bien que chez certains, le chat ne produise qu’une certaine relaxation mentale, chez d’autre il semble nettement accroître l’agressivité. Comme pour toutes les drogues, tout dépend de la personne qui la consomme.

Ainsi, prendre une bière relève du péché mortel, mais passer sa journée complètement stone sur le chat est tout à fait acceptable. Bonjour, j’aimerais passer une commande de sens commun, s’il-vous-plaît. Faites vite, c’est une urgence. Qu’on se rassure, je n’ai pas encore souffert du delirium tremens, et bien que je sois absolument certain qu’il me serait possible de trouver du whisky quelque part, je ne compte même pas me donner la peine de chercher. Cela dit, j’apprécierais bien une bonne broue.

Le Somaliland, comme ceux qui ont fait leurs devoirs le savent, est encore considéré au niveau international comme une partie de la Somalie bien qu’il ait déclaré son indépendance en 1991 (ce qui s’est définitivement avéré une bonne décision, étant donné l’état dans lequel est le reste du pays depuis cette date). Oubliez les pirates, les terroristes et les kidnappings : la région est incommensurablement plus sécuritaire que la Somalie proprement dite, et elle s’ouvre tranquillement au tourisme. Il est toujours obligatoire d’avoir avec soi un garde armé lorsqu’on quitte Hargeisa, par contre, et qui dit garde armé dit aussi location de voiture et chauffeur, ce qui fait exploser les coûts d’une excursion dans le pays. J’ai néanmoins l’impression que le Somaliland est en train de devenir une destination rêvée pour ceux qui veulent avoir une impression de risque sans qu’il n’y en ait vraiment. Je n’ai passé que quelque jours dans le pays, et je n’ai vu que la capitale (et encore), mais cela me semble étonnant puisqu’a priori le Somaliland n’a aujourd’hui que très peu à offrir au voyageur de passage. Je l’ai dit à propos de la capitale, mais je me lance maintenant dans des propos plus polémiques : franchement, il n’y a pas grand-chose à voir dans le pays. Attention : je n’ai pas dit « rien à voir », j’ai dit « pas grand-chose ». Il y aurait aussi probablement beaucoup plus de sites d’intérêt si les infrastructures routières et le transport en commun permettaient de les atteindre, ce qui n’est pas vraiment le cas pour le moment. Outre les peintures rupestres de Las Gheel, le port de Berbera (et même là, on me dit de ne rien imaginer d’impressionnant), la liste des « must-see » du Somaliland est presque vide. Je ne me pose pas ici en spécialiste du pays, et je suis convaincu qu’avec des moyens nécessaires d’autres endroits valent le détour, mais considérant qu’il faut payer en moyenne 100$ par jour pour une voiture, un guide et un chauffeur, le touriste moyen ne peut pas se permettre de trop sortir des sentiers battus.

J’ai dit plus haut que le Somaliland me semblait devenir une destination de choix pour les touristes qui recherchent une impression de risque, ceux qui veulent repousser leurs limites mais qui ne mettraient pas un pied à Peshawar ou à Kaboul (comme votre humble serviteur, véritable héros des temps modernes, l’a fait). Ce n’est là qu’une vague impression qui m’est venue après avoir constaté, chez les quelques voyageurs rencontrés ici et dans le forum du Lonely Planet, une certaine amplification des mérites du pays. « Les gens sont incroyablement gentils, les plus gentils sur Terre » : ils sont pour la majorité sympas, c’est vrai, comme l’est la majorité des gens dans la plupart des pays musulmans, de la Syrie au Pakistan. « La culture est tellement riche ! » : oui et non, certainement pas dénuée d’intérêt, mais (à vue d’œil) moins impressionnante que celle des voisins éthiopiens ou yéménites. « Les paysages sont incroyables ! » : là-dessus, je ne dirai pas un mot pour l’instant, puisqu’il me reste pas mal de territoire à explorer, mais attention, mes standards sont assez hauts.

Je ne regrette pas ma décision de passer par le Somaliland, bien qu’il s’agisse d’un passage assez coûteux en argent et en énergie. J’avais gagé avec moi-même que je me rendrais de l’autre côté de l’Afrique, ce sera fait demain. Et puis, mine de rien, je suis bien content d’avoir vu ce coin de continent qui sera sur toutes les lèvres des voyageurs « non-conventionnels » d’ici quelques années. Cela fait aussi une belle conclusion à mes pérégrinations : après cinq mois, je réalise que, franchement, mon appétit pour de nouvelles contrées est repu pour les prochains mois, et qu’il est bel et bien temps pour moi de retourner à la maison. Je vous ferai une belle conclusion en bonne et due forme de retour à Addis, ne vous en faites pas. D’ici là, vous pouvez compter les dodos jusqu’à mon retour, ça vous tiendra occupés.

François

Saturday, March 10, 2012

Solo à nouveau

Me voici de nouveau seul, et de retour à Addis-Ababa, après deux jours de bus. Mes derniers jours avec mes copains allemands ont été très amusants (et parfois un peu effrayants), et c’est à regret que je les ai laissés à Mekele pour continuer mon périple. Toute bonne chose a une fin, et après tout je ne pouvais pas continuer à faire semblant de contribuer à leurs recherches pendant encore bien longtemps. Bien sûr, le retour à la solitude n’est pas immédiatement facile; je me console en me disant que mes deux semaines avec eux me laisseront certainement des souvenirs impérissables.

Mes dernières nouvelles datent de Lalibela, n’est-ce pas ? Célèbre pour ses églises creusées dans la pierre (ou, pour être plus exact, entièrement libérées de la pierre), la ville n’est cependant pas particulièrement agréable. De un, des prix démesurées, comme dans toutes les villes touristiques. De deux, une absence totale de vie nocturne, comme dans toutes les villes saintes (Lalibela est encore un lieu de pèlerinage pour de nombreux éthiopiens). De trois, il y avait des moustiques. Heureusement que ma chambre d’hôtel était grande comme une suite présidentielle et que j’étais en bonne compagnie.

Nous avons bien sûr visité les églises situées dans la ville (littéralement dans la ville, c’est un peu étrange), mais les recherches de Verena nous ont aussi mené en quelques endroits plus isolés. La campagne éthiopienne a son charme, bien sûr, mais aussi ses risques. Par exemple, rester pris dans une côte de sable parce que le camion loué se révèle être un faux 4x4. Après deux heures à creuser, à pousser, à tirer, à suer et à sacrer, nous avons bien cru que nous en resterions là, lorsque soudain un autobus complet de gentils habitants du coin est venu à notre rescousse. Ce fut finalement un autre 4x4 qui nous a tirés de ce mauvais pas. La chance était de notre côté, car les villageois auprès desquels nous nous étions renseignés nous avaient dit qu’ils voyaient rarement plus d’un véhicule par jour passer par cette route. Ce doit être mon karma.

Le plus drôle reste à venir. Lorsque nous sommes partis de Lalibela, nous avons opté pour une petite route de montagne qui devait nous mener plus directement à Mekele, notre destination. Ce fut peut-être une erreur stratégique, étant donné notre chauffeur. Philip et Verena m’avaient déjà averti que ce dernier était assez peu compétent, voire complètement perdu, mais je n’aurais jamais pu m’imaginer qu’il était aussi imbécile. Nous sommes partis de Lalibela assez tard, puisqu’il nous restait un dernier monastère à visiter. À 11h, nous sommes fins prêts; le premier problème se présente lorsque nous essayons de faire le plein de diesel… et qu’il n’en reste plus que dix litres à l’unique station-service de la ville. Pas si grave, le réservoir n’était pas à sec, cela devrait suffire pour se rendre à la prochaine ville. Reste ensuite à trouver la route en question. Notre chauffeur, malgré nos incertitudes, nous assure qu’il la connaît. Je dois dire que j’ai été un peu surpris quand il s’est engouffré dans la même route où nous étions restés pris deux jours plus tôt… Non seulement nous savions que nous ne pourrions rebrousser chemin, mais tous les villageois rencontrés nous avaient affirmé que cette route ne menait littéralement nulle part. Alula, l’interprète (enfin, ami et interprète) du groupe, fut le premier à s’inquiéter, mais le chauffeur lui a affirmé qu’on lui avait dit qu’il s’agissait de la bonne route. Peu rassuré, je suis revenu à la charge en lui rappelant que deux jours plus tôt à peine nous ne sommes parvenus à nous sortir de cette route que par un vrai miracle; il semblait pourtant toujours aussi sûr de lui. Bon, allons-y, on verra bien.

Je me suis gentiment assoupi, tout comme Philip et Verena, pour me réveiller deux heures plus tard alors que le carburant commençait à manquer. Arrivés dans une petite ville, nous demandons gentiment au chauffeur s’il sait où nous sommes. Aucune idée. Ah, tiens donc. Déjà nous voilà tous un peu appréhensifs. Alula descend du camion, demande le nom de la ville, puis nous regardons sur la carte : nous sommes littéralement dans le milieu de nulle part, et la route prend fin ici. Nous savons que nous ne pouvons pas rebrousser chemin sous peine de s’ensabler. Pire encore, pas moyen de trouver de diesel dans la ville. Et il commence à être tard.

Verena, Philip et moi sommes tout simplement furieux. Le chauffeur, malgré nos avertissements, ne savait pas du tout où menait la route qu’il a emprunté. Il s’est fié sur son instinct. Personne ne lui a dit qu’il s’agissait de la bonne route, il en a simplement décidé ainsi. Même s’il savait que nous ne pouvions revenir sur nos pas, que nous étions pressés ET que nous manquions de carburant. En continuant, sans se poser de question, pendant deux heures. Franchement, faut être con. Et pas une seule excuse, pas la moindre trace d’un sentiment de culpabilité ! Il nous regardait, l’air hébété, en attendant que nous lui disions où aller. Mais on en sait rien, nous !

Nous avons finalement pu trouver suffisamment de diesel pour retourner à Lalibela, et par un coup de chance incroyable le camion, aidé par le poids des bagages, de Philip et de moi assis à l’arrière, a réussi à monter la côte tant redoutée. Nous avions cependant déjà perdu plus de quatre heures (il était 15h30 lorsque nous sommes revenus à Lalibela) et nous n’avions toujours pas de carburant. Il a fallu négocier serré avec la gérante de l’unique station-service pour recevoir 20 litres supplémentaires, puis nous nous sommes engagés sur la petite route de montagne qui devait finalement nous mener à destination.

La petite route de montagne s’est rapidement révélée être une piste en mauvais état. Rien d’infranchissable, mais nous avancions à une vitesse de tortue, et la noirceur est rapidement tombée. La route était à peine assez large pour le camion (imaginez le plaisir fou qu’on a eu dans les virages en tête d’épingle en pleine noirceur), et la région est assez peu sécuritaire le soir (les barricades et embuscades sont, paraît-il, fréquentes). Heureusement que notre route était dans un état tel que plus personne ne pense l’emprunter, et donc pas plus à l’embusquer. Sur une note plus positive, le paysage était très joli, les étoiles innombrables, et ce fut certainement dépaysant de traverser des villages où la vie n’avait probablement pas changé significativement depuis des millénaires.

Arrivé à Mekele, j’ai pu faire la connaissance de toute la communauté allemande de la ville : Yannick et Christopher, envoyés enseigner l’anglais et autres matières par le GTZ (l’équivalent allemand d’une union entre Jeunesse Canada Monde et l’ACDI), Norbert, professeur à l’Institut polytechnique, et Romina, responsable du GTZ à Addis venue passer quelques jours à Mekele. Tous étaient, encore une fois, extrêmement sympathiques et accueillants, et Mekele s’est révélée être une ville fort agréable. En prime, d’excellents burgers, chose excessivement rare hors de l’Occident.

Le lendemain, nous sommes allés visiter l’une des églises troglodytique de la région. Contrairement à Lalibela, les églises du coin ont tendance à être creusées dans des endroits très, très difficiles d’accès. Celle où nous nous sommes rendu était particulièrement reconnue pour demander beaucoup d’efforts mais surtout énormément de sang-froid. Non seulement j’ai dû faire de l’escalade à même une paroi rocheuse (et sans cordes ni harnais, bien sûr !), mais j’ai aussi dû faire face à mon vertige : les derniers 30 mètres qui conduisent à l’église sont en effet un passage d’environ un mètre de large qui donne sur une falaise de 400 mètres… et on oublie les rampes et balustrades. Je n’ai jamais été aussi content d’entrer dans une église.

J’ai ensuite passé quelques jours à profiter de ma bonne compagnie à Mekele, avant de finalement entreprendre le voyage de retour vers Addis. Deux jours de bus; le premier matin, départ à 5h, le second à 4h. Bonjour la fatigue.

Je suis donc de retour à Addis, d’où je repartirai vers l’est, puis vers le Somaliland. Je voyage maintenant à un rythme d’escargot, car je suis tout bonnement rompu de fatigue. Quatre mois de voyage en Afrique ont complètement vidé mes batteries, qui prennent maintenant beaucoup de temps à se recharger. J’entrevois d’ailleurs une fin prochaine à mes péripéties, par manque d’énergie et par manque d’argent. Après l’Est et le Somaliland, ce sera fort probablement le retour à Addis, puis en Occident. Je manquerai complètement le Sud du pays, ce qui est très dommage; une bonne raison de revenir en Éthiopie !

Vous aurez donc probablement l’immense chance de me revoir dans les semaines qui viennent, quelle chance pour vous ! Rassurez-vous, d’ici là, je compte bien faire le plein d’aventures rocambolesque pour vous divertir encore un peu…

François